Hivernage de la cordyline et du dattier

Cette année (2021/2022) je les ai empaqueté mi-novembre, en faisant une « cage » avec des bambous et des pots, puis en enroulant le voile autour des bambous, puis je les ai deprotégé vers Avril.

Le dattier a un peu souffert mais il s’en est bien sorti comparé à l’hiver 2020/2021, la cordyline nettement moins, plein de feuilles etaient marrons, à cause du froid je pense.

L’an prochain je me dit que je vais tenter le vrai paquetage pour la cordyline, en regroupant les feuilles en tronc et en enroulant le voile autour sur plusieurs epaisseurs, puis je protégerai la base avec un pot et des feuilles.

Et je rententerai la même protection avec la cage pour le dattier.

première tonte de l’année

C’est si tôt car j’ai sursemé en octobre, et encore j’étais en retard d’une semaine pour cette tonte.

Quel beau vert profond.

J’espère que les graines que j’ai rajouté le 10 mars vont germer même si c’était un peu tôt. (edit mai 2022 : non, il a fait trop froid en Avril, le gazon a pas mal jaunit aussi, il manque d’engrais)

verbalisation, détails anatomiques

Je me dit qu’un truc qui pourrait m’aider en anatomie maintenant c’est de me faire comme des « fiches » pour verbaliser certain détails de l’anatomie pour les intellectualiser et bien les intégrer, donc je commence et je complèterai par blocs musculaires :

 

Bloc jambes :

  • Les deux crêtes d’iliaque du bassin visibles sont en forme de demi S en angle, le bas commence la courbe supérieur du pubis, celui du haut l’extérieur de la fosse d’iliaque
  • L’attache de la jambe au bassin forme un creux vers l’intérieur, c’est le creux entre le trochanter du fémur et les crètes d’iliaque du bassin.
  • Le volume du trochanter marque aussi l’emplacement du fascia latta et de sa jonction avec le grand fessier.
    .
  • il y a une bande de fascia sous le trochanter qui remonte et recouvre le grand fessier.
  • les 3 muscles des quadriceps partent d’au dessus le trochanter et de l’iliaque puis se déroulent vers l’intérieur de la jambe au dessus du genoux.
  • Ce ne sont pas les tendons des fascia latta et du grand couturier qu’on voit tout tendu derrière la jambe au dessus des genoux, ce sont les ischios jambiers.
  • Ce qu’on voit du genoux est principalement osseux.
    -Les trochlées du fémur sont orientés en biais de l’extérieur vers l’intérieur.
    -La trochlée intérieure est plus haute ce qui crée le volume plus descendant en dessous et qui correspond au tombant de l’insertion du grand couturier sur le fémur.
    -Le plateau fémorale est plat et en arête à l’avant.
    -la rotule est en forme de petit bouclier et elle « comble » le vide entre les trochlées fémorale (elle est placée haut sur le fémur seulement), pour le protéger.
    -l’écart entre la rotule et le tibia est absolument toujours le même, le tendon qui relie la rotule au tibia ne change jamais de longueur.
  • On voit un V du tibia sous le genoux orienté vers l’intérieur de la jambe, recouvert depuis son bord externe par le jambier qui s’enroule ensuite vers  l’intérieur du pied en tournant jusqu’à passer sous la boule interne du pied.
  • de la même façon les deux jumeaux du mollet tournent vers l’intérieur du pied
  • l’os du péroné forme la boule la plus basse du pied (à l’extérieur).
  • les solaires (mollet), descendent en forme de « goutte d’eau » sur le tibia
  • le tendon du fascia latta forme comme une grand corde qui descend jusqu’au péroné et recouvre le long péronier latéral
  • Si on cherche l’analogie entre les muscles du bras et ceux de la jambe on ferait comme ça :
    fessiers = deltoïdes
    Fascia latta=deltoïde
    Quadriceps = triceps
    Ischiaux = brachial (semis intérieur) + biceps (extérieur)

Un long thread sur le dessin en général

J’ai fait un long thread sur le dessin sur twitter, mal rédigé, que je complète ici.
L’article est décomposé en 3 points : la technique, l’enseignement, et les astuces pour masquer le manque de maîtrise technique.


 

Je n’ai jamais rien appris de plus difficile, demandant le plus d’efforts, sur la plus longue période de temps, que le dessin (je parle d’avoir un niveau technique de dessin suffisant pour par exemple être capable de dessiner un manga comme Dragon Ball).

En quelques mois j’ai appris à développer en POO (programmation orientée objet), en quelques heures de tutoriels vidéo j’ai appris les bases de la modélisation 3d dans blender, pour l’animation 2d en motion design avec Flash et AfterEffect il m’avait suffit de quelques années pour en faire mon métier.

Évidemment je ne serai jamais excellent ou même vraiment bon en 3d comme  en développement, je ne pratiquerai jamais assez ces logiciels et ces langages pour ça, mais comparé au dessin, ces compétences ne sont qu’une maîtrise d’outils informatiques et de langages informatiques.

1 – Le dessin, et l’espace :

Le dessin est un apprentissage technique à un tout autre niveau d’exigence.

Après avoir pris des cours de nu pendant mon adolescence, avoir fait une prépa d’art, et quelques cours de nu où l’apprentissage technique a parfois été très fortement dévalué par mes professeurs (la prof s’était même moquée de mon dessin en me demandant si je comptais faire carrière place du Tertre…). J ‘ai laissé de côté la pratique du dessin pendant 15 ans, pour la reprendre  progressivement ces 6 ou 7 dernières années.

Et avec la pratique, je pense maintenant que la plus grande difficulté technique est de dessiner en « volume« , en perspective.

Retranscrire en deux dimensions (à plat sur un papier) de la trois dimensions (des personnages qui évoluent dans un espace en perspective), demande un haut niveau d’abstraction et de représentation mentale de l’espace, qui demande énormément de pratique pour être maîtrisé, même partiellement, sans avoir recours à des astuces.

La pratique permet en fait de synthétiser les informations et à les selectionner. La pertinence de la synthèse, et la bonne hiérarchisation des étapes pour y arriver, n’est possible qu’à force de répétition et de méthode, il n’y a que ça qui aide.

C’est pour ça qu’au début de l’apprentissage un dessinateur sera perdu par la somme de détails à traiter, en dessinera trop ou pas du tout assez, car il ne sera pas capable de voir et de synthétiser les informations visuelles à retranscrire.

La seule chose équivalente à cette représentation mentale de l’espace dont j’ai entendu parler un jour c’est cette gymnaste, qui avait perdu sa notion de l’espace quand elle était en saut dans les airs :

Simone Biles victime de « perte de figure », quel est ce mal que tout gymnaste redoute ?

Elle raconte que quand elle était en saut, dans le vide sans repères spatiaux et sans repères visuels, entrain de faire des vrilles, elle « savait » où était son corps dans l’espace.

Je comprend la galère

Je pense que la représentation mentale de l’espace 3d d’un bon dessinateur est un peu une compétence du même genre que celle là (faire un créneau pour se garer est plus simple par exemple car on dispose de repères visuels).

Il m’a fallut des années de pratique, mais plus je progresse en dessin, moins je pense à la perspective. Je sais instinctivement que tel élément d’un corps ira là, tel autre ici. 

Quand je trace des lignes de perspective aujourd’hui, c’est souvent pour vérifier que je ne me suis pas trompé, pour faire un dessin vraiment très juste.

Pour la représentation d’humains et de personnages, il faut aussi acquérir une base minimale de connaissances en anatomie. Sans celle-ci il est très difficile de mémoriser et de représenter correctement des volumes complexes organiques qui doivent absolument être justes pour paraitre crédibles à un certain niveau de réalisme. Il s’agit de verbaliser et nommer les éléments du corps, pour mémoriser et comprendre ce qu’on dessine sinon par systématisme et donc sans justesse ou pertinence.


On peut y arriver sans, à force d’observation et de pratique, mais le chemin  sera plus hasardeux et plus laborieux que si on étudie l’anatomie quelques mois avec un professeur qualifié.

Plein de dessinateurs n’arrivent jamais à dessiner en perspective des volumes complexes, parce qu’ils n’en ont pas vraiment besoin ou parce qu’ils ont trouvé et développé des astuces.

Un bon dessinateur, serait par exemple un animateur traditionnel de dessin animé avec des angles de vue élaborés (plongées et contre-plongées).

Il n’aura pas d’astuces pour faire un plan dans la perspective tel qu’on lui a demandé, et il n’aura pas 400 heures non plus pour construire un dessin en trouvant assez de références photographiques, il n’aura pas de modèle 3d pour faire un paint over (il s’agit de « peindre par dessus » un modèle 3d ou une photo).

Un dessinateur ne maitrisant pas bien la perspective et le volume devra trouver des astuces et des cache misères, pour dessiner ce qu’il veut ou ce qu’on lui demande en masquant son manque de maîtrise technique.

2 – Aparté sur l’apprentissage du dessin en France :

Avant de commencer à vous expliquer les astuces des dessinateurs, je voudrais commencer par parler de l’apprentissage du dessin en France :

En France on a peu de bons dessinateurs comparativement au nombre de dessinateurs aspirants, parce qu’apprendre à dessiner .. demande énormément de pratique, mon professeur d’anatomie (qui est un des plus connus de France, Thomas Wienc) m’a dit une fois :

« pour dessiner comme moi, ça prend 10 ans, 8 heures par jours ».

Peu d’enseignants en France sont vraiment compétents techniquement en dessin, encore moins pédagogiquement…

Il n’y a qu’une façon rapide de vérifier qu’un professeur est qualifié techniquement en dessin : « est ce qu’il dessine en cours, si oui, est ce que c’est vraiment bon techniquement et pas très artistique/stylisé« .

J’ai eu plusieurs profs de dessin de nu, huit je pense. Trois d’entre eux dessinaient en cours parfois, un pas très bien, un autre oui mais était un horrible pédagogue sans aucune méthode d’apprentissage, et le dernier c’est Thomas Wienc :

Il dessine ça en 2 minutes devant nous en cours.

https://www.instagram.com/thomaswienc/?hl=fr

Ça fait quand même peu de professeurs qualifiés techniquement au final, et je doute que ça soit exceptionnel et uniquement personnel comme expérience, ces mauvais profs étaient professeurs aux beaux-arts, en écoles d’art privées, ou en cours privés.

En France on disposera de 5 ans d’études maximum en dessin aux beaux arts, souvent plutôt 2 ou 3 ans en école : un cours d’anatomie ou de nu, un de perspective, un cours de dessin analytique en prépa par exemple, donc peut être 8h/12h de cours de dessin par semaine en prépa, puis 4h de nu par semaine les 3 années ensuite en école d’art (Je ne sais pas si à part aux gobelins, ou aux beaux-arts on a plus que 8h de dessin par semaine, j’en doute).

On est donc toujours très loin des 8h de dessin/jour pendant 10 ans, et il sera en plus impossible d’arriver à 8h par jour de pratique en ayant 8 heures de cours.

Bien sûr il y a des dessinateurs très bons en dessin très jeunes.
Ils n’ont pas de dons, ils n’ont pas de talent inné comme le récit commun le dirait souvent : ils ont énormément dessinés, parfois avec de très bons professeurs, depuis très jeunes .

Par exemple Bastien Vivés, qui a quitté les gobelins en première année, puis est devenu un de nos dessinateurs de bd star contemporains, si vous vous intéressez à ses parents, vous aurez vite compris qu’il a bénéficié d’un fort capital culturel, qui lui a donné accès jeune à un enseignement de qualité et à une culture visuelle très importante et de grande qualité.

3 – Les Astuces et les cache-misères

a – L’astuce stylistique

Il y a bien sûr des dessinateurs qui s’en sont sorti correctement, sans avoir de cours, en dessinant vraiment beaucoup, depuis vraiment très jeunes, en copiant beaucoup, dans des genres stylisés mais tout de même travaillés comme Riad Sattouf et beaucoup d’autres.

En France on a justement développé ce type de représentations stylisées pour la bande dessinée (là ou le comics aux USA est très réaliste par exemple).

Certain de ces dessinateurs, compensent leur manque de savoir technique par du style (/ du graphisme / une écriture) et de la culture visuelle.
Clairement Sattouf ne va pas vous dessiner un tome de Dragonball Z comme s’il était l’assistant de Toriyama, il devra  un peu cacher ses lacunes, trouver un style simplifié, ruser en dessinant des points de vues simples à dessiner comme les profils, et pas mal composer (agencer les éléments visuels) en trouvant son style d’écriture.

C’est joli, mais c’est très graphique et très stylisé

 

b – Le rendu cache misère :

En variation de l’astuce stylistique, il y a l’astuce du rendu.
De nos jours, avec l’outil informatique il y a un « nouveau » type d’astuce, celle du rendu.

Le rendu c’est un mot que j’utilise en post-production, c’est le moment ou j’appuis sur le bouton « rendu » de mon projet AfterEffect, où toute ma scène vidéo va être calculée avec tous les effets spéciaux.

En dessin ça désigne l’outil utilisé pour faire l’image (un rendu au Fusain, à la peinture, etc) même si ici je le relie à l’outil informatique.
Je dirai en le simplifiant que c’est la maîtrise des logiciels de dessin, pour surtout travailler le côté couleur/peinture/lumière.

L’outil informatique a vraiment révolutionné l’image, faire de l’aquarelle ou de la peinture à l’huile, demande des matériaux couteux et une technique difficile à maîtriser pour arriver à un résultat vraiment impeccable.
De nos jours on peut maîtriser rapidement un logiciel comme Photoshop pour un usage très précis. On a accès à des tonnes de tutoriaux (guides, textuels ou vidéos), qui vont permettre de simuler la peinture à l’huile, à l’aérographe, aux pastels, etc.

Avec une bonne culture visuelle et de bonnes références, en quelques mois d’apprentissage et de pratique intensive on peut faire de belles images même si notre dessin est techniquement très moyen.

Les artistes qui font ça, qui misent tout sur leur rendu, sont vraiment très nombreux sur les réseaux sociaux, ont un peu tous les mêmes styles, un peu tous les même couleurs, car il y a des « courants spécifiques » au web à la mode.

Demandez leur de vous dessiner un sujet hors de leurs style, en dessin au trait et à la ligne claire seulement, et ils vont vraiment avoir du mal, y passer énormément de temps, pour un résultat peut être moyen.

Non c’est pas bien dessiné, mais c’est bien rendu, et c’est la majorité de ce que vous verrez sur deviantart.

c – Le dessin laborieux :
En autre type d’astuce, il y a le dessin laborieux.

L’exemple type du dessinateur laborieux sera celui qu’on voit sur reddit dans r/drawing (les américains sont très fans de ce genre de dessins photoréalistes). Qui feront un portrait photoréaliste à la mine hb h2 h4 b2 sur un A3, et qui préciseront qu’ils ont mis 700 heures à le faire.

Ça n’est pas vraiment du « dessin » de dessiner comme ça, c’est de l’exécution, au bout de beaucoup d’heures de dessin sur un même sujet on aura réussi à copier ce qu’on voulait.

Attention cette façon de dessiner est un moyen d’apprendre tout de même (c’est une méthode d’apprentissage de l’école classique Italienne), mais pas vraiment un moyen d’apprendre à dessiner à main levée un sujet d’imagination.
C’est surtout utile pour apprendre à faire du rendu de lumière et de modelé.

ça galère

d – Le dessinateurs à patterns :
Enfin, il y a les dessinateurs de patterns (symboles répétés en anglais).

Comme Plantu, (dessinateur de presse, qui dessine souvent les même sujets) :

Il a développé une écriture (un graphisme) et des patterns (des symboles), je ne sais pas s’il sait dessiner autre chose que ses petites mariannes, ses colombes de la paix et ses souris, mais ce qu’il fait c’est ce que plein de dessinateurs font à des niveaux parfois plus complexes.

Ils savent faire par coeur certains dessins. Les plus talentueux sauront en faire énormément, parfois même de façon réaliste et complexe, mais ils seront difficilement capables de  dessiner un turn sur une grille de perspective (dessiner 8 images d’un sujet en rotation en perspective, c’est un exercice classique en dessin avec Thomas Wienc).

c’est ça un turn, c’est un exercice classique pour maîtriser un volume dans l’espace

 

Je pense avoir fait le tour des astuces des dessinateurs utilisées pour masquer leur manque de maîtrise technique.

Toutefois je dois préciser que l’astuce stylistique, est une culture en elle-même, pas seulement une astuce, le style est mélangé au savoir faire technique, un dessin beau l’est dans une culture donnée, et même s’il est plus accessible aujourd’hui d’accéder et de s’approprier et de copier une culture visuelle, c’est nécessaire de développer ou de mimer une écriture stylistique (ou un graphisme si c’est plus clair) pour faire un beau dessin.

Un dessin beau peut être nul techniquement, mais on ne pourra vraiment dire que le dessinateur qui fait un beau dessin nul techniquement, est un bon dessinateur s’il ne peut rien faire d’autre. Il sera en fait un bon graphiste, un bon directeur artistique, un bon copieur, un bon artiste, un bon illustrateur, mais pas un bon dessinateur.

En France on a développé tout un narratif autour du dessin et de l’artiste, un récit culturel, qui n’aide pas du tout à comprendre qu’être un bon dessinateur n’est pas comme être un bon graphiste, un bon peintre numérique un bon directeur artistique, un bon artiste.
Un récit qui dessert même complètement l’apprentissage technique du dessin, en considérant avec mépris la technique dans le dessin, en l’étudiant de façon superficielle, qui masque le côté répétitif et laborieux de son apprentissage, la technique est considéré comme une stigmate de tâcheron, d’éxecutant.

On ne naît pas avec un don en dessin.

Comme déjà dit les écoles ne dispensent pas vraiment un bon enseignement, ni un enseignement suffisant en dessin, et pas vraiment de la bonne façon non plus (je parlerai une autre fois des méthodes d’apprentissage développée ailleurs dans le monde, qui ont fait leurs preuves, mais dont on n’entend jamais parler de sa vie sans croiser un bon professeur de dessin).

Cette carence est d’abord liée à des contraintes de temps, de rentabilité, les profs forment des étudiants qui doivent être productifs et employables à la fin de leur cursus de 3 à 5 ans, les plus avancés seront favorisés, orientés et sélectionnés rapidement. Les autres penseront qu’ils sont nuls et feront autre chose, de moins exigeant techniquement comme du graphisme ou de la direction artistique, ou de la communication.

Ce récit est même devenu si prégnant, qu’au final il y a beaucoup plus d’enseignants médiocres en dessin que d’enseignants vraiment bons en dessin eux même. Parce que la demande d’enseignants de dessin est élevée,  qu’il y a peu de dessinateurs bons techniquement, et que le manque de connaissances ne permet pas de distinguer un bon prof d’un mauvais.

La somme de travail nécessaire pour être bon est considérable et très sous estimée, effacée par le narratif de l’artiste, du don, et le mépris du travail technique.

Un des équivalents en terme de somme de travail pour l’apprentissage, serait d’être musicien d’orchestre, ou encore sportif professionnel.
L’investissement en temps est considérable, réservé a une catégorie sociale particulière (celle qui n’a rien à perdre en s’y investissant totalement), avec un apprentissage souvent débuté très jeune. Exactement comme les musiciens professionnels qui aprennent le piano à 8 ans, ou les sportifs professionnels qui sont orientés vers des centres pédagogiques spécialisés très jeunes.

Quand en France il n’y a pas d’équivalence scolaire similaire pour le dessin.

Par exemple les lycées d’art plastiques sont fortement dévalués scolairement, considérés comme des bacs professionnels, avec des enseignements orientés fortement vers les arts plastiques et peu sur la technique, pour déboucher sur une sélection très faible en  enseignement supérieur d’art (Estienne, Gobelins, beaux arts).

Ajoutons à ça que les gens n’ont aucune notion du travail qu’il a fallut à des dessinateurs comme Oda (one piece), Moebius (l’incal), Miyazaki (les films ghibli), Franck Miller (les comics américains) pour dessiner comme ils ont dessiné.

Et que de toute façon le public, ne peut pas vraiment voir si tel ou tel dessin est mieux dessiné qu’un autre à un certain niveau d’exigence.

Car si le sujet correspond à une culture visuelle qu’ils ont déjà, oui ils sentiront bien que tel sujet est bien dessiné, sinon ils en seront difficilement capables (c’est pour ça par exemple que quelqu’un de peu familier avec le manga japonais dira que les mangas sont mal dessinés comparés à tintin, alors que techniquement même dragon ball est vraiment beaucoup mieux dessiné que Tintin).

Je me suis rendu compte de tout ça seulement depuis que j’ai repris vraiment sérieusement le dessin, après avoir eu 3 profs, dont un seul vraiment bon pédagogue et bon dessinateur, dispensant un apprentissage complet. Alors que j’ai toujours voulu dessiner (j’étais passionné par le dessin à 5 ans je pense et j’ai continué ensuite très tard).

J’ai finalement réalisé vraiment très tard que j’avais  perdu beaucoup d’années à suivre de mauvaises voies d’apprentissage, avec de mauvais profs, parce que je n’avais pas du tout compris  tout ce que je viens d’énoncer ici. Une situation qu’un capital culturel ou social aurait évité complètement grâce à la connaissance de tout ça.

préparation hivernale du potager

Hélène n’est pas là en ce moment et Christine est passée quelques jours, alors je me suis dit que j’allais préparer le potager pour les prochaines cultures.

On a donc arraché en surface tout ce qui était encore dans les bacs, puis on a retourné le sol à la fourche et à la pelle (c’est assez profond avec la pelle quand même, genre 15cm). On a ré-étalé et redistribué sur les 4 bacs à tomates, le fumier qu’Hélène avait épandu sur les deux premiers seulement, tout en mélangeant tout un peu.

Puis truc super bien, on a versé 4 poubelles de feuilles et résidus de tonte sur les 6 bacs (6 à 8 cm d’épaisseur).

Je pense qu’en faisant ça 2 hivers encore on va réussir à avoir une super terre. Le fait de déposer les feuilles la nourrit, et empêche la terre de se retasser, ce qui fait une bonne aérobie et permet aux vers de terre de se nourrir !

11 décembre, fin du ramassage des feuilles.

Je vais faire un post là-dessus pour garder des notes et améliorer mon process de ramassage l’an prochain !

cette année j’ai peu jeté et tout mis derrière le forthysia

Donc l’année est un peu spéciale car le noyer n’a pas fait de noix à cause du gel de mai. Il a gardé ses feuilles beaucoup plus longtemps que d’habitude, j’ai fait le ramassage des feuilles du noyer en deux fois, début novembre et le 15 novembre. Je ne pense pas que je puisse vraiment optimiser le ramassage des feuilles de niyer beaucoup plus.

Le 23 Octobre, une semaine après il avait perdu les 2/3 de ses feuilles.

La technique maintenant est simple, je ratisse le chemin, j’enlève à la main tout ce qui est tombé dans les plat de bande, je dirige tout vous vers l’allée du garage et je met tout dans des poubelles.

Le bouleau perd ses feuilles très longtemps et tôt. C’est aussi le plus compliqué à ramassee avec ses petites feuilles. Mi-octobre au début de la toussaint, j’avais déposé deux filets sous le bouleau, je l’ai vidé une première fois mi-novembre, (j’ai aussi terminé le noisetier et l’érable campanule à ce moment là) puis j’ai passé la tondeuse à 2 (super ras) ce qui a permis de tout ramasser une première fois, pour ensuite reposer les filets.

La dépose et la repose des filets est très chiante car des petites branches de bouleau emmêlent tout, c’est long de le replacer, donc l’an prochain je dois réussir a ne le faire qu’une fois.

tout est propre !

Je pense donc que l’idéal sera de procéder comme ça :

début novembre : premier batch, je ramasse ce qui est sous le noyer, je nettoie le chemin, le noisettier et l’érable.

mi-novembre : je termine le noyer, je ratisse sous le bouleau, je tond, très ras. Et je dépose les filets.

Mi-décembre : j’enlève les filets, je ratisse sous le bouleau, et je ratisse l’arrière du jardin (le forthysia a perdu ses feuilles).

Logiquement, je peux donc faire tout ça en 3 étapes au lieu de 4, la condition c’est qu’il fasse sec et beau, et ça fait des gros samedis de jardinage quand même.

ps vita, le grip l2 r2 et Henkaku

J’attendais un grip avec les boutons l2 r2 venant de Chine depuis 10 jours, et le voici arrivé.

Mais misère, je découvre qu’en remote play les boutons l2 r2 l3 r3 sont mappés différemment selon le jeu par une config developpeur, donc au final TOUS mes jeux mappent les boutons sur l’écran et le grip trigger ne sert absolument à rien !

Je cherche dans les réglages système, dans les réglages ps4, impossible de customiser ça, c’est bloqué……..

Je tombe sur un reddit qui parle d’un plugin henkaku (donc le firmware hack de la vita) qui remap automatiquement les triggers en remote play…

Ni une ni deux je regarde une vidéo pour installer henkaku, les plugins dans une autre, et je télécharge le plugin en question (enfin un fork fait par un type random dans les issues du git du plugin…. ici : https://github.com/nowrep/vita-ps4linkcontrols et ici : https://github.com/nowrep/vita-ps4linkcontrols/issues/9 ) Je me prend donc une heure pour hacker la vita… C’est ultra simple, et j’opte pour le hack non définitif et sans downgrade (parce que c’est bon pour l’activer temporairement ça coûte exactement 4 appuis sur x à chaque reboot)

Le plus compliqué ça a été de comprendre comment installer un plugin non inclus dans « autoplugin 2 » (ça m’a pris l’heure) : il faut éditer un config dans un repertoire avec un truc qui s’apelle vita shell. Tout le reste a été hyper facile et hyper rapide comparé au hack de la wiiu qui lui même était déjà hyper simple.

Et voilà, le grip marche hyper bien et répond hyper bien, j’ai joué à mhw une bonne heure ce soir, sans gros bug chiant. Bref fantastique, l’expérience vita/ps4 est géniale et complète maintenant !

setup parfait pour le remote play sur la ps vita.

J’en avais parlé précédemment, je pensais me faire un genre de ps4U avec un pi. Mais tout ça était cher, contraignant, et peut être pas si performant que ce que j’aurais pu avoir avec une psvita, à condition de l’acheter à un prix assez bas.

Chose faite, je l’ai trouvé dans un état passable (rayures sur le dos, traces d’impact sur le côté gauche, et un petit pet sur l’écran) sur ebay pour 55 euros (ce qui est correct, elle se vend généralement 30 euros de plus en état moyen).

ma petite famille de portables auxquelles je joue encore.

Mais voilà, la vita n’accepte que le wifi N 2,4ghz (c’est de la merde pour le streaming temps réel), et la freebox 4k a vraiment un wifi n 2,4ghz de merde. Donc j’ai commencé par tenter de bien régler le wifi de la box, histoire qu’elle utilise les canaux qu’il faut, qu’elle soit en 40mhz bi bande… La chance ici c’est qu’il n’y quasiment aucune perturbations avec les wifi des voisins.

Mais c’était à chier, avec de grosses difficultés a se connecter sur la ps4, des erreurs, et une image dégueulasse quand ça marchait.

Alléluia, j’ai depuis longtemps un repeater tp-link re350, que j’avais déjà acheté pour profiter de moonlight stream en wifi ac 5ghz, j’avais désactivé le 2,4ghz dessus, donc je galère donc à retrouver comment me connecter au bousin (il faut rentrer son ip locale dans le navigateur), et je me crée un réseau wifi 2.4ghz dédié uniquement à la vita, sur un canal libre.

Mais même là, c’est pas top, aucune idée pourquoi, ok c’est mieux, mais pas top encore, c’est toujours choppy et la connexion est difficile.

Mantra

Je ne désespère pas, je ne me résigne pas

Je me dit « ok est ce qu’il y a une maj du firmware pour le repeater ? Est ce que si je dit au repeater de ne diffuser QUE du wifi N (donc pas le a b g) c’est mieux ?Et miracle oui il y a une maj du firmware, je maj tout, je le configure pour qu’il ne diffuse QUE du wifi N, et …..

Ça marche ! Le 540p est possible sans trop de baisses de qualité, la connexion marche direct, c’est agréable à jouer !

Et les graphs sont bons ! (je suis au dessus des -40db, c’est bien quoi)

Je peux même encore optimiser le truc, en intervertissant les canaux, pour placer moonlight sur le canal 6 et hyrule (la freebox) sur le canal 1, qui est aussi utilisé par le réseau des voisins (qu’on capte très peu mais quand même, faisons un truc parfait).

edit, c’est fait et c’est encore meilleur yes

putain de haie

plus que la moitié du haut à finir.

Sinon rip, le raisin, les melons ont rien donné à cause du mildiou des pluies de juillet. Les tomates ont repris après avoir perdu toutes les feuilles, on en aura donc peut être en octobre.

Par contre j’ai eu pas mal de fraises, l’an prochain je vais encore rajouter des fraisiers pour pouvoir me faire des bols !

EDIT 29 octobre 2021 : ça y est c’est finit et j’ai debroussaillé devant la terrasse… ouf.